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Leçon 10m

2.1 Introduction au CLI de Docker

Comprendre le fonctionnement du CLI de Docker et ses commandes de base.

Avant toute chose, il faut commencer, selon moi, par la base des bases : le CLI (Command Line Interface, ou interface en ligne de commande en bon français). Il va devenir votre meilleur ami tout au long de votre aventure avec Docker, et croyez-moi, vous allez l'utiliser de manière très active !

Voici une liste non exhaustive de ce que le CLI va vous permettre de faire au quotidien :

  • Lister les conteneurs (ceux qui sont en cours d'exécution comme ceux qui sont arrêtés).
  • Consulter les logs de vos conteneurs pour comprendre ce qu'il s'y passe (et surtout débugger quand ça plante).
  • Gérer le cycle de vie : créer, démarrer, mettre en pause et supprimer des conteneurs en un clin d'œil.
  • Configurer à la volée : ajouter des options spécifiques à vos conteneurs lors du lancement (ouvrir des ports, attacher des volumes, injecter des variables d'environnement).
  • Partager votre travail : pousser (push) vos images fraîchement créées vers un registre cloud (comme le Docker Hub).

Et ce n'est que la pointe de l'iceberg ! Le CLI permet de faire bien plus encore, et ça deviendra d'autant plus vrai quand on passera à la vitesse supérieure avec Docker Compose et Docker Swarm.

Démarrer le daemon Docker

Avant de pouvoir taper vos premières commandes et interagir avec Docker, il faut d'abord s'assurer que le moteur (le fameux daemon dont on a parlé plus tôt) tourne bien en arrière-plan.

La façon de l'allumer dépend de votre système d'exploitation :

  • Sur Linux : C'est le plus direct, vous lancez le service directement depuis votre terminal avec cette commande : Bash
    sudo systemctl start docker
    

    Petite astuce

    Si vous voulez qu'il se lance tout seul au démarrage de votre machine, vous pouvez utiliser sudo systemctl enable docker.

  • Sur Mac (et Windows) : Comme on l'a vu, l'architecture est un peu différente sous le capot. Vous n'avez pas de commande système directe pour lancer le daemon. La méthode standard est tout simplement d'ouvrir l'application Docker Desktop. En se lançant, elle va démarrer sa machine virtuelle et allumer le daemon toute seule comme une grande. (Si vous êtes un pro du clavier sur Mac, taper open -a Docker dans le terminal ouvrira l'application pour vous).

Voici à quoi ressemble l'outil une fois lancé :

De manière générale, vous ferez face à cette interface. Elle est plutôt agréable visuellement pour garder un œil sur ce qui tourne, surveiller la consommation de ressources ou purger le système.

Mais ne vous y trompez pas : vous aurez tout de même besoin de votre terminal (le fameux CLI) pour la très grande majorité des tâches essentielles. Le vrai pouvoir de Docker réside dans la ligne de commande !

Comment interagir avec Docker ?

Une fois le daemon Docker installé et lancé, pour interagir avec lui, vous n'aurez besoin que d'une simple commande : docker. Ce mot-clé permet à votre système de comprendre que vous voulez utiliser l'outil.

Mais comment ça marche, Jamy ? C'est très simple ! Sur Linux, par exemple, vous avez un fichier exécutable (généralement situé dans un dossier comme /usr/bin/) qui s'appelle docker. Ce petit fichier contient tout le code nécessaire pour aller discuter avec le "cerveau" de Docker en arrière-plan (ce qu'on appelle le socket, ou docker.sock).

Sur Mac, tout est verrouillé à la racine pour des questions de protection système. Le vrai binaire Docker se cache donc en réalité bien au chaud dans : ~/Applications/Docker.app/Contents/Resources/bin/dockerPour que vous n'ayez pas à taper ce chemin à rallonge à chaque fois, votre terminal (ZSH par défaut sur les Mac récents) utilise une liste de dossiers autorisés appelée $PATH. Quand vous tapez docker, le terminal fouille dans le $PATH et trouve un raccourci qui pointe vers le vrai fichier caché.

Si vous êtes curieux ou si vous avez installé Docker via Homebrew, vous pouvez jouer les détectives. Tapez simplement la commande which docker pour savoir où se trouve le raccourci, ou ls -l $(which docker) pour voir la cible exacte du binaire que vous utilisez.

Voici ce que ça donne en console :

  ~ which docker
/opt/homebrew/bin/docker

  ~ ls -l $(which docker)
lrwxr-xr-x  1 admin  admin  34 Mar 23  2025 /opt/homebrew/bin/docker -> ../Cellar/docker/28.0.2/bin/docker

Ce qu'il faut retenir

La petite flèche -> vous montre bien que la commande que vous tapez n'est qu'un "raccourci" (un lien symbolique) qui redirige vers le véritable fichier installé par Homebrew !

Explorer les commandes Docker

Bon, maintenant qu'on est connectés au daemon, il faut savoir qu'il existe une myriade de commandes pour manipuler Docker. Pour les découvrir, rien de plus simple, il vous suffit de taper docker (ou docker --help) dans votre terminal.

Vous allez tomber sur une liste assez longue et impressionnante avec toutes les explications associées :

docker --help

Usage:  docker [OPTIONS] COMMAND



A self-sufficient runtime for containers



Common Commands:

  run         Create and run a new container from an image

  exec        Execute a command in a running container

  ps          List containers

  build       Build an image from a Dockerfile

  pull        Download an image from a registry

  push        Upload an image to a registry

  images      List images

  login       Authenticate to a registry

  logout      Log out from a registry

  search      Search Docker Hub for images

  version     Show the Docker version information

  info        Display system-wide information



Management Commands:

  agent*      Docker AI Agent Runner

  ai*         Docker AI Agent - Ask Gordon

  builder     Manage builds

  buildx*     Docker Buildx

  compose*    Docker Compose

  container   Manage containers

  context     Manage contexts

  debug*      Get a shell into any image or container

  desktop*    Docker Desktop commands

  dhi*        CLI for managing Docker Hardened Images

  extension*  Manages Docker extensions

  image       Manage images

  init*       Creates Docker-related starter files for your project

  manifest    Manage Docker image manifests and manifest lists

  mcp*        Docker MCP Plugin

  model*      Docker Model Runner

  network     Manage networks

  offload*    Docker Offload

  pass*       Docker Pass Secrets Manager Plugin (beta)

  plugin      Manage plugins

  sandbox*    Docker Sandbox

  sbom*       View the packaged-based Software Bill Of Materials (SBOM) for an image

  scout*      Docker Scout

  system      Manage Docker

  trust       Manage trust on Docker images

  volume      Manage volumes



Swarm Commands:

  swarm       Manage Swarm



Commands:

  attach      Attach local standard input, output, and error streams to a running container

  commit      Create a new image from a container's changes

  cp          Copy files/folders between a container and the local filesystem

  create      Create a new container

  diff        Inspect changes to files or directories on a container's filesystem

  events      Get real time events from the server

  export      Export a container's filesystem as a tar archive

  history     Show the history of an image

  import      Import the contents from a tarball to create a filesystem image

  inspect     Return low-level information on Docker objects

  kill        Kill one or more running containers

  load        Load an image from a tar archive or STDIN

  logs        Fetch the logs of a container

  pause       Pause all processes within one or more containers

  port        List port mappings or a specific mapping for the container

  rename      Rename a container

  restart     Restart one or more containers

  rm          Remove one or more containers

  rmi         Remove one or more images

  save        Save one or more images to a tar archive (streamed to STDOUT by default)

  start       Start one or more stopped containers

  stats       Display a live stream of container(s) resource usage statistics

  stop        Stop one or more running containers

  tag         Create a tag TARGET_IMAGE that refers to SOURCE_IMAGE

  top         Display the running processes of a container

  unpause     Unpause all processes within one or more containers

  update      Update configuration of one or more containers

  wait        Block until one or more containers stop, then print their exit codes



Invalid Plugins:

  dev         failed to fetch metadata: fork/exec /Users/dylanbouraoui/.docker/cli-plugins/docker-dev: no such file or directory

  feedback    failed to fetch metadata: fork/exec /Users/dylanbouraoui/.docker/cli-plugins/docker-feedback: no such file or directory



Global Options:

      --config string      Location of client config files (default

                           "/Users/dylanbouraoui/.docker")

  -c, --context string     Name of the context to use to connect to the

                           daemon (overrides DOCKER_HOST env var and

                           default context set with "docker context use")

  -D, --debug              Enable debug mode

  -H, --host list          Daemon socket to connect to

  -l, --log-level string   Set the logging level ("debug", "info",

                           "warn", "error", "fatal") (default "info")

      --tls                Use TLS; implied by --tlsverify

      --tlscacert string   Trust certs signed only by this CA (default

                           "/Users/dylanbouraoui/.docker/ca.pem")

      --tlscert string     Path to TLS certificate file (default

                           "/Users/dylanbouraoui/.docker/cert.pem")

      --tlskey string      Path to TLS key file (default

                           "/Users/dylanbouraoui/.docker/key.pem")

      --tlsverify          Use TLS and verify the remote

  -v, --version            Print version information and quit



Run 'docker COMMAND --help' for more information on a command.



For more help on how to use Docker, head to https://docs.docker.com/go/guides/
Vous n'avez absolument pas besoin de tout apprendre par cœur.La beauté de cet outil, c'est que cette documentation intégrée au terminal est relativement bien fournie et très facile d'accès. Au début, vous ferez sûrement quelques allers-retours avec le --help (ou avec Google), mais avec le temps et la pratique, vous allez voir que les commandes récurrentes vont vite devenir des automatismes. Dans quelques semaines, vous les taperez de manière totalement naturelle !