Programme : Module 2 — Devenir familier avec le CLICours 9/17 ▾
- 2.1 Introduction au CLI de Docker17 min
- 2.2 Lister les conteneurs (la commande qu'on tape tout le temps)8 min
- 2.3 Créer notre premier container7 min
- 2.4 Rentrer dans la matrice d'un container6 min
- 2.5 Gérer le bouton On/Off (Start, Stop & Restart)4 min
- 2.6 Nettoyer un peut notre bazaar et libérer de l'espace4 min
- 2.7 Démystifier les Images vs Conteneurs4 min
- 2.8 Le Cheat Sheet Ultime : liste exhaustive (ou presque) des commandes5 min

Nettoyer un peut notre bazaar et libérer de l'espace
Nettoyer Docker et libérer de l'espace
Docker est un outil incroyable, mais il a un léger défaut : c'est un accumulateur compulsif. Si vous ne faites pas attention, entre les anciens conteneurs arrêtés et les dizaines d'images téléchargées pour des tests, Docker va discrètement engloutir des dizaines de gigaoctets sur votre disque dur.
Il est temps de sortir le balai et d'apprendre à faire le ménage.
1. Supprimer les images : docker rmi
On a vu comment supprimer un conteneur avec docker rm. Mais rappelez-vous : le conteneur n'est que le résultat final (le gâteau). Ce qui pèse vraiment lourd, c'est l'image de base qui a servi à le créer (le moule).
Pour voir toutes les images stockées sur votre PC, tapez :
➜ ~ docker imagesVous verrez une liste avec le poids de chaque image (certaines bases de données ou frameworks peuvent peser plus d'un gigaoctet !).
Pour supprimer une image dont vous n'avez plus besoin, on utilise docker rmi (pour Remove Image) suivi du nom de l'image ou de son ID :
➜ ~ docker rmi postgres:18Il refusera catégoriquement de supprimer une image si un conteneur (même arrêté) l'utilise encore. Il faut d'abord détruire le conteneur (docker rm), puis l'image (docker rmi).
2. L'arme de destruction massive : docker system prune
Supprimer les éléments un par un à la main, c'est bien pour comprendre, mais au quotidien on n'a pas le temps pour ça. Heureusement, Docker a prévu la commande ultime de nettoyage :
➜ ~ docker system pruneQuand vous lancez cette commande, Docker va vous demander confirmation, car il s'apprête à faire un grand ménage automatique. Il va supprimer :
- Tous les conteneurs arrêtés.
- Tous les réseaux qui ne sont utilisés par aucun conteneur.
- Toutes les images "dangling" (ce sont des images fantômes qui n'ont plus de nom ni de tag, souvent créées suite à des erreurs de compilation).
- Tout le cache de compilation inutile.
C'est une commande totalement safe : elle ne touchera jamais à un conteneur qui est en cours d'exécution.
3. Le nettoyage extrême
Si votre disque dur est vraiment dans le rouge, vous pouvez ajouter une petite option nucléaire à la commande précédente : le flag -a (pour all).
➜ ~ docker system prune -aLà, Docker ne va pas faire dans le détail. En plus de ce qu'on a vu au-dessus, il va supprimer absolument TOUTES les images qui ne sont pas actuellement rattachées à un conteneur en cours d'exécution.
C'est hyper efficace pour retrouver 30 Go d'espace libre d'un coup, mais attention : la prochaine fois que vous voudrez relancer un vieux projet, Docker devra retélécharger toutes les images depuis internet.
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